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Le tigre des montagnes: Des félins à dents de sabre au cœur de l'Afrique

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Le tigre des montagnes: Des félins à dents de sabre au cœur de l'Afrique
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MessagePosté le: Sam 25 Oct - 12:49 (2008)    Sujet du message: Le tigre des montagnes: Des félins à dents de sabre au cœur de l'Afrique Répondre en citant
 
les indigènes du pays Youlou parlent d'un fauve à dents en sabre qu'ils appellent Koq-Nindji en langue vernaculaire et "tigre des montagnes" en français.
Parmi les animaux légendaires, le "tigre des montagnes" a une place privilégiée, car son histoire est commune à des peuplades et des races très différentes, n'ayant jamais eu de contacts entres elles, comme par exemple les Toubous nomades de l'Ennedi et du Tibesti et les Youlous du Centrafrique. Cette légende a également une aire géographique nord-sud typiquement montagneuse, qui s'étend pratiquement du tropique du Capricorne (Tibesti) jusqu'au sud de l'équateur en passant par le Bahr-el-Gazal et le Mont Kénia. Cette aire suit une dorsale formée par les hauts plateaux sahariens d'Erdébé, la dépression et les monts du Mourdi, du Darfour, les monts du Bahr-el-Ghazal, pour arriver enfin à travers les montagnes d'Ouganda jusqu'au mont Kenya, donc une continuité de biotope et ce sur plusieurs milliers de kilomètres.
La description la plus précise de cet animal est donnée par la tribu des "Youlous" au nord-est de la R.C.A., dont certains vieux chasseurs prétendent en avoir vu dans leur jeunesse. Cette ethnie soudano-guinéenne est très ancienne, on la rencontre dans la région de Ouanda-Djalé où j'ai exercé pendant plusieurs années mon métier de guide de chasse pour la société SAFOV.
Les Youlous sont persuadés qu'il existe encore des "tigres des montagnes" dans leur région, ils le décrivent comme un fauve un peu plus gros qu'un lion, avec un pelage rouge marqué de taches ou de rayures claires. Sa queue est courte, le poil du dessus des pattes est long et épais , il empêche le repérage des traces sur le sol. Mais la caractéristique principale de cet animal, qui le différencie du lion serait d'avoir des canines qui dépassent de la gueule !
Cette description ressemble beaucoup à celles des Machairodus ou des Smilodon dont les crânes fossiles ont été découverts. Ces animaux ont vécu à l'aire quaternaire, donc auraient été contemporains des premiers hommes.
 Les Youlous sont d'excellents pisteurs de chasse au grands fauves, ils ont une grande acuité visuelle, ainsi qu'un sens extraordinaire de l'observation, pour tout ce qui concerne la vie sauvage de la brousse ; ils ne peuvent donc pas confondre deux types de fauves, même s'ils ont des caractéristiques voisines. La description du "tigre des montagnes" est bien celle d'un félin à dents en sabre, or les Youlous qui m'ont décrit ce fauve sont tous des gens pratiquement illettrés, et donc n'ayant jamais eu l'occasion d'approcher de près un manuel de paléontologie quelconque. Ils précisent d'ailleurs que ce fauve, contrairement au lion, peut être de couleur noire, ce qui exclue toute confusion avec les lions et les léopards où l'on n'a jamais relevé de cas de mélanisme chez ce type de carnivore dans la région.
J'ai effectué une expérience avec mes pisteurs Youlous, en leur présentant des dessins en couleurs, reproduisant les différentes espèces de fauves actuels vivant sur les quatre continents : tigre, ocelot, guépard , panthère des neiges, léopard, puma, etc., au milieu desquels j'avais placé une représentation d'un tigre à dents en sabre préhistorique. Sans aucune hésitation, les Youlous me désignèrent le Smilodon comme étant "leur" "tigre des montagnes".
Pour me convaincre, ils me conduisirent à une grotte formant abri sous roche où d'après eux il y aurait eu un "tigre des montagnes" une trentaine d'année auparavant (nous étions en 1970). Mon premier pisteur Djémé m'affirma l'avoir aperçu avec son père au cours d'une partie de chasse dans ces collines de Méllé. Son père et lui avaient réussi à tuer une antilope cheval (300 Kg) et au moment de la dépecer, un "tigre des montagnes" était sorti de la brousse pour se saisir du trophée et l'avait emporté sans effort apparent, devant les deux chasseurs terrifiés et médusés qui n'avaient pas demandé leur reste et étaient rentrés bredouilles au village.
Le tigre des montagnes est, comme je l'ai dit, appelé Koq-Nindji par les Youlous, par les Toubous du Tchad Biscoro par les Adjeray du Nord-Est du Tchad, etc.
Il semblerait qu'une forme de ce fauve vive en milieu aquatique, dans les rivières importantes du pays, sous le nom de "lion d'eau" ou "panthère d'eau" en langue Sango Ndzé-ti-ngou, j'ai recueilli des témoignage sur cette espèce dans la région du Bamingui-Bangoran dans le nord de la R.C.A. La femme d'un de mes pisteurs de cette région m'a dit que dans les années 50 un "lion d'eau" se trouva pris dans une nasse à poissons (elles peuvent atteindre un diamètre de plus d'un mètre) de la rivière Bangoran entre les villages de Kaga Bandoro et des Mbrés ; les villageois le tuèrent et le crâne aurait été récupéré par le chef de village. M'étant rendu dans ce village, j'interrogeai le chef, qui refusa de me donner des renseignements prétextant que la femme s'était trompée, et cela malgré la forte somme que je lui proposais pour voir le crâne. Cette réaction est normale, les indigènes de ces régions reculées ont tous le souci de garder sécrètes certaines informations, car, disent-ils, "ce sont leur derniers secrets, les Blancs connaissent tout et nous ont tout pris : si nous leur révélons nos derniers secrets, il ne nous restera plus rien".
Dans la rivière Bamingui nous avons un témoignage visuel et écrit d'un Européen qui date de la colonisation, en 1910 , une colonne dirigée par un officier et un sous-officier français escorté par des tirailleurs sénégalais, remontaient vers le Tchad pour aller châtier le rebelle tchadien Rabba qui venait de massacrer l'administrateur Bretonet à Niellim au Nord de Fort-Archambault.
Pour traverser le Bamingui, il était nécessaire de le faire sur des pirogues pouvant contenir une dizaine de personnes, soit au minimum 700 kg. Sous les yeux de l'officier qui surveillait la traversée, un "lion d'eau" attaqua une des pirogues en train de traverser, et se saisit d'un tirailleur qu'il emporta. L'officier fit un rapport sur l'incident qui figure encore dans les archives militaires.
Les "lions d'eau" sont réputés pour vivre dans des cavernes rocheuses situées dans les berges des fleuves de cette région. Leurs yeux brillent dans la nuit comme des escarboucles, et leur feulement ressemble au bruit du vent juste avant un orage ou une tornade.
Comment ces fauves se nourrissent-ils ? Les Africains disent qu'ils sont surtout nocturnes et certains témoignages donnent à penser qu'ils pourraient peut-être survivre dans certaines régions isolées et marécageuses.
Un ami, Marcel Halley, un chasseur du Gabon dans les années 1920, a été le témoin d'un fait étrange : chassant dans un vaste marais, son attention fut attirée par des râles venant des roseaux ; il s'approcha et découvrit une femelle hippopotame massacrée par un fauve inconnu. Celle-ci portait des plaies béantes qui n'avaient pas pu être faites par un autre hippo, car il n'y a que les mâles qui se battent entre eux, et leurs blessures sont caractéristiques. Il acheva l'animal et prit des photos que je possède. L'animal a plusieurs grosses plaies longues et profondes qui ne peuvent pas avoir été faites par les petites défenses courtes et rondes d'un hippo, la bête porte aussi sous le cou un énorme trou et un autre sur l'épaule.
Personnellement, j'ai été le témoin de la même aventure. En 1970 en face de Fort-Lamy (actuellement Shar) le service des Eaux et Forêts, Pêches et Chasses me demanda d'abattre un hippopotame devenu agressif. Il attaquait les pirogues qui transportaient les gens entre le Tchad et la berge Camerounaise de Fort-Foureau (Kousseri). J'abattis l'animal et m'aperçus qu'il était couvert de plaies qui étaient situées au mêmes endroits que l'hippo de Marcel Halley et surtout des plaies de la même taille, de la même forme, donc faites sans doute par le même type de prédateur. Ces plaies étaient de profondes entailles comme si elle avaient été pratiquées avec un objet tranchant telle qu'une lame de sabre. Une autre plaie sous le cou et à l'épaule était de la forme d'un trou où j'aurais pu enfoncer mon avant bras. Aucune infection, les plaies étaient récentes, j'ai moi aussi des photos de cet animal mais je n'ai pas fait attention au sexe, d'après la taille il doit s'agir soit d'une femelle, soit d'une bête immature.
Est-ce un "lion d'eau" à dents en sabre qui a tué ces deux animaux distants l'un de l'autre de plusieurs milliers de kilomètres ?
Que croire ? Une réminiscence des temps anciens dans la mémoire collective des Youlous ? Les spécialistes prétendent que la mémoire ne transmet les souvenirs oraux que sur une période de quatre-cents ans maximum ! Les Youlous auraient-ils donc vraiment cohabité avec les derniers représentants d'une faune résiduelle ? Même cela bouleverserait les théories généralement admises, selon lesquelles ces fauves à dents en sabre auraient disparu en Afrique il y a environ 500 000 ans.
Malheureusement jusqu'à ce jour aucune de ces fameuses canines spectaculaires n'a été retrouvée chez les Youlous, ou alors elles sont cachées et ne sont jamais montrées aux étrangers, ou encore ont-elles été employées a faire des talismans puissants et elles dorment peut être encore dans des étuis de cuir eux aussi hors de la vue des non initiés ? On a peut être mis le doigt sur une paire de ces canines : dans un lot de petites défenses d'éléphants provenant du Kenya, on découvrit deux petites défenses d'une texture différente de l'ivoire, jusqu'à ce jour les zoologues n'ont pas pu déterminer à quel animal elles appartenaient.
La présence pas très lointaine d'un tel animal n'est pas impossible, car dans les montagnes où vivent les Youlous, il y a des plantes spéciales que l'on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. Elles sont bien plus anciennes que les fauves à dents de sabre, puisqu'elles étaient déjà là à l'aire secondaire : ce sont les cycas et surtout les Encephalartos, ce qui tendrait à prouver que cette zone à toujours subi un climat à peu près identique, dont les variations extrêmes n'ont pas trop influencé le milieu. Cette continuité a sans doute permis à la flore et donc peut être aussi à la faune de se maintenir dans l'état originel jusqu'à nous
Quoi qu'il en soit la légende reste vivace, dans la mémoire des Youlous de RCA et aussi chez les Toubous et les Zagawa du Borkou du Nord Tchad. Peut être existe t'il encore des indices sous forme de griffes, dents, morceaux de peau transformés en gris-gris, dont les porteurs ne connaissent plus l'origine, ni la valeur scientifique.




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MessagePosté le: Sam 25 Oct - 12:49 (2008)    Sujet du message: Publicité
 
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